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Témoignage d'Alain

Frères et soeurs dans le Seigneur, bonjour !

Je n'ai pas souvenance de la première fois où j'ai entendu parler de Dieu et de Jésus notre Seigneur. C'est dire combien, très tôt, j'ai été baigné dans la tradition religieuse. Et pour cause, je suis né de parents croyants, qui m'ont avec amour élevé dans la tradition catholique. Ils m'ont appris les rudiments nécessaires : signe de croix avant de manger ; « Je vous salue Marie » au coucher et « Notre père » au lever du jour. Enfin, toutes choses constituant le B.A.-BA du bon croyant catholique. Par respect et aussi par amour pour eux selon le modèle de parents qu'ils me projetaient, j'ai accepté d'approfondir mon apprentissage religieux en passant avec « succès » ma première communion et ma confirmation sans véritablement en mesurer les enjeux.

Comment le pouvais-je, à un âge presque inconscient ? Tant que cela faisait de moi un enfant « normal », je n'avais point à me plaindre. Bien au contraire ! Voulant faire la fierté de mes parents, j'ai dû, avec certains jeunes de mon âge, me consacrer aux activités paroissiales en devenant notamment « enfant de coeur » ou « servant de messe ». Ma foi était construite autours des référents : à la maison, mes parents ; à l'Eglise, les « frères », les « soeurs » et « mères » de la paroisse, les curés... Mais cette forme de croyance s'ébranlait chaque jour un peu plus alors que je réalisais des contradictions, des limites, des faiblesses, voire des décalages entre l'évangile professé et les actes posés par mes "modèles". N'étant pas nourrie, renouvelée, enrichie par l'Esprit, cette foi finit par s'épuiser complètement.

Bien sûr j'ignorais, frères et soeurs, la mise en garde du prophète Esaïe qui déclare au verset 22 du chapitre 2, je cite : « Cessez de vous confier en l'homme, dans les narines duquel il n'y a qu'un souffle : car de quelle valeur est-il ? ». Assurément, bien aimés dans le Seigneur, étais-je bien loin de cet enseignement de Paul aux Romains, qui soutient au chapitre 3 verset 23, que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». La bible, source de la parole vivante, ne m'était pas interdite, mais personne ne m'encourageait à y plonger le nez. Si bien qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que toute foi basée sur les oeuvres, sur les hommes, est vaine.

Reculons dans ce temps. Au secondaire, j'ai dû, suite à mes "désillusions" face aux oeuvres des hommes de foi, rechercher au fil des années mes modèles auprès des artistes musiciens comme Bob-Marley, des poètes romanciers ou philosophes tels que Rousseau et Baudelaire, ainsi que bien d'autres figures de proue ayant marqué le temps des hommes : Gandhi, Che Guevara, Lumumba, Malcom X, Martin Luther King. J'ai alors versé dans une sympathie excessive, une sorte d'idolâtrie pourrais-je dire, me définissant fièrement comme un « rebelle ».

Rebelle contre l'autorité, la société, la loi ; rebelle contre la morale, rebelle contre l'inacceptable et même l'acceptable ; rebelle contre tout et finalement contre rien. Oh, oui, plutôt contre Dieu ! Mais, lorsqu'on se rebelle contre Dieu, la bible déclare qu'on devient esclave du péché. Ce fut, frères et sœurs, ma condition des années durant.

J'ai servi le péché au point n'en être plus sensible : soirées très arrosées, fornication et mensonge. Ma conscience ne me tourmentait pas, le moins du monde et, du reste, j'avais toujours un argument philosophique à opposer à un reproche sur ma façon de vivre. N'étant pas un criminel, ni un grand voleur, ni un repris de justice, honnête à ma façon, je me consolais de n'être qu'au stade de « péchés anodins », qu'on croit toujours possible d'effacer par un simple signe de croix. A tel point qu'il était devenu naturel pour moi de mentir, de trahir, de m'enorgueillir, d'envier, de frauder, de dominer, de me croire le plus fort, si non le plus malin, le vrai rebelle quoi !

Pendant ce temps Dieu, patiemment, m'attendait, m'invitant sans cesse à la repentance par biais des conversations que je tenais volontiers avec des amis chrétiens à l'université. A la fin, je leur déclarais toujours que j'étais déjà chrétien, pour avoir été baptisé, « communié » et « confirmé ». Cela me paraissait largement suffisant. Mais, en réalité, ma relation avec le Seigneur était des plus exécrables : les seuls moments où j'implorais Dieu, c'était dans des circonstances critiques, dans ces passages difficiles de la vie où l'on utilise la formule consacrée : « s'il te plaît mon Dieu, fais-moi réussir tel projet ! ». Je me rappelle l'avoir fait au Bac, et même plus tard. Et vous savez ? Dieu dans sa miséricorde m'a toujours exhaussé ! Mais le coeur de l'homme est tenace. J'oubliais Dieu après la réussite.

J'étais donc sourd aux appels de Dieu qui ne m'a d'ailleurs pas lâché pour autant. Il a mis sur mon chemin, Sonia, qui est devenue ma fiancée. C'est avec elle que j'ai commencé à fréquenter l'Eglise de Colombe. Chaque instant passé ici me remplissait de joie. Chaque partage de la parole ébranlait mes certitudes, me remettait en cause, sans que je l'eusse avoué ouvertement à mes interlocuteurs. La lecture régulière de la bible, la prière, les encouragements de ma fiancée et le soutient des frères et sœurs de la cellule de maison dirigée par Jean-Marie et son épouse, que je salue au passage, ont eu raison de mes réticences. L'obéissance à Dieu m'invitait à prendre, à tout prix, une décision face à celui par qui on vient au père : « je suis le chemin, la vérité et la vie, Nul ne vient au père que par moi » déclare Jésus dans le témoignage que nous rapporte Jean (14 : 6).

Ayant vécu dans l'obscurantisme spirituel et les ténèbres les plus denses, je ne pouvais continuer à vivre en ignorant Jésus-Christ, en sachant que l'enjeu était trop important : la vie éternelle ou l'enfer perpétuel. En tout cas, Jean 3 : 36 m'a aidé à choisir : « Celui qui croit au fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui ». J'ai donc renoncé à cette vie antérieure. J'ai quitté ce cocon où était enfermé mon coeur de chair, mes pensées nourries de désirs inutiles, pour laisser le vent de Dieu gonfler mes voiles. Dieu, voyez-vous, a tant à me donner que je viens à lui les mains vides pour recevoir : « là où est ton trésor, là sera ton coeur » nous dit la parole.

Je confesse aujourd'hui qu'en acceptant Jésus comme Seigneur et sauveur, mes péchés ont été cloués à la croix. Le diable n'a plus le droit, il n'aura plus aucun droit sur moi, au nom de Jésus ! Oui, le Dieu Tout Puissant m'a pris et m'a montré le chemin de la Vie ; celui de la lumière, qui balaie les ténèbres ; de l'amour du Christ, qui aime dans la patience et l'humilité ; de l'assurance, de la joie et du bonheur de vivre dans sa présence. Je veux demeurer, à jamais, à Jésus. Et je termine par ce Psaume : « Mon âme, bénis l'Eternel, Et n'oublie aucun de ses bienfaits ! » (103 : 2). Amen !

Alain